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Espace doctorants en danse

Journées d’étude • Arts et folklores en Europe, en Amérique et en Afrique : regards croisés, 30 et 31 mai 2012, Paris

Arts et folklores en Europe, en Amérique et en Afrique : regards croisés

Mercredi 30 mai 2012 et jeudi 31 mai 2012
13 rue Santeuil (Centre Censier, salle 393), Paris 5e

Ces journées d’étude ont pour objectif d’éclairer les liens entre arts et folklores, dans les aires culturelles européenne, américaine et africaine, en les mettant en rapport tant avec les processus anciens de « création des identités nationales » (Anne-Marie Thiesse, 1999) qu’avec ceux de décolonisation et de reconfiguration des États-nations caractéristiques de l’extrême contemporain.
Le terme de folklore, d’abord apparu sous la plume de W. Thoms en 1846, a été compris très différemment depuis la « théorie des survivances » (paradigme de l’évolutionnisme culturel) jusqu’à la « théorie des résistances » (Gramsci) en passant par les usages esthético-romantiques dans certains mouvements de reviviscence culturelle aujourd’hui. La difficulté à adopter une définition stable ainsi que les contextes historiques, géographiques et politiques de sa mise en place et de son utilisation ont pu conduire à la tentation d’évincer cette notion du champ de la recherche scientifique en France : considérées par opposition à la culture savante et lettrée, les cultures observées par les folkloristes, orales et populaires, ont pu faire l’objet, par ce biais, d’un ensemble de clichés tendant à réifier leurs pratiques.
Pour ces raisons mis à l’écart aujourd’hui par la recherche ethnologique, le folklore n’en continue pas moins d’inspirer d’autres domaines théoriques et nombreux sont les artistes qui s’en réclament dans leurs créations, soit pour s’en nourrir, soit pour le rejeter. Il paraît donc fécond de repenser la notion en la confrontant au concept d’art, compris dans son acception la plus large, en incluant ses différentes formes d’expression. Aussi seront analysés leurs rapports, faits d’antagonismes, de complémentarités voire d’hybridations, au travers de différents prismes (politique, économique, social, religieux, esthétique), à partir de cas concrets couvrant les trois derniers siècles.

Coordination : Mélina Cariz, Vinciane Garmy et Salomé Roth (ED 122 (Univ. Sorbonne Nouvelle – Paris 3) Alice Delmotte, ED 411 PIEMES, CREM (Univ. De Lorraine). Contact : melina.cariz@gmail.com

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