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Espace doctorants en danse

Débat • Corps intimes et politiques du corps, 16 mai 2012, Oullins

Musée des Confluences
Débat Consonances

au Théâtre de la Renaissance d’Oullins
Mercredi 2 mai 2012 à 19h

Le Musée des Confluences de Lyon en collaboration avec le Théâtre de la Renaissance d’Oullins reconduit pour une 3° année, un cycle de débats autour de représentations théâtrales, pour l’année 2011-2012.
Pour le 5° débat de la saison, deux pièces sont prétextes à notre questionnement : La Niaque texte et mise en scène de Chad Chenouga et Rayahzone, chorégraphie de Ali et Hedi Thabet, direction musicale Sofyann Ben Youssef.

Corps intimes et politiques du corps

Avec ANNE SOPHIE GOSSELIN, anthropologue et sociologue, DOMINIQUE MEMMI, politologue et sociologue , SAMUEL LEZE, anthropologue, et ALI THABET, metteur en scène

Débat animé par PHILIPPE DUJARDIN, politologue
En lien avec les spectacles La Niaque et Rayahzone

L’originalité du corps est d’être à la croisée des vécus subjectifs et de la norme sociale. Porteur de références individuelles et collectives, le corps porte la dynamique culturelle. Comment le corps et ses expressions corporelles peuvent-ils être source de résilience pour chacun ? Quelle est sa place dans les processus de socialisation ? Dans les logiques de prise en charge des populations dites pauvres, exclues, marginalisées.

Les sciences sociales françaises ont longtemps délaissé ou dévalué le corps, traduisant ainsi leur défiance à l’égard d’un thème marqué par l’idéologie et les excès du biologisme à l’anglo-saxonne. Depuis, un changement profond s’est amorcé. Le corps a peu à peu été réintroduit non seulement comme objet d’étude (pratiques sportives, sexuelles, alimentaires, etc) mais aussi comme reflet et instrument du social. Ce retour au corps s’accompagne d’un rejet toujours aussi ferme du naturalisme biologique. Quel est donc le sens de ce regain d’intérêt pour le corps ? Et quel statut les sciences sociales françaises accordent-elles à la chair ? Dominique MEMMI, La Tentation du corps (avec D. Guillo et O. Martin)

"L’analyse des stratégies éducatives d’une école de danse et ONG brésilienne nous permet de démontrer l’indissociabilité, peut-être même, la nécessité du travail corporel et moral dans le cadre du travail social. L’étude des modalités d’incorporation dans le cadre de la pratique chorégraphique mais surtout dans le contexte plus large d’une éducation « totale » révèle les politiques du corps qui organisent l’espace institutionnel physique et symbolique de l’école. En cela, nous reprenons à notre compte l’affirmation de Michel Foucault selon laquelle « le corps est une réalité biopolitique. » En choisissant d’enseigner la danse, et plus spécifiquement la danse classique, le but est de « redresser » les enfants issus des familles populaires en travaillant leur corps, et, par-là, leur manière d’être, de penser, d’agir, d’interagir… L’objectif est de se demander comment, dans le cadre de ce projet d’insertion sociale, l’apprentissage de la danse et plus globalement, le processus éducatif deviennent une entreprise politique de transmission de normes et valeurs concernant non seulement les usages du corps mais aussi les représentations de soi, des autres et du monde. Il s’agit d’observer diverses stratégies et modalités d’intervention auprès des enfants (et indirectement de leurs familles) vivant dans les favelas légitimées par un discours pédagogique qui s’impose comme une forme de domination institutionnelle". Anne-Sophie GOSSELIN

"La souffrance psychique se pense souvent sans le corps, c’est un état de l’esprit et il est le plus souvent invisible. Pourtant, le corps souffrant (ou diminué) est le principal vecteur, dans les rencontres ordinaires, des troubles psychiques qui sont aussi des troubles des interactions. C’est ainsi que le corps troublé ou diminué, immédiatement discrédité dans l’espace public ou potentiellement discréditable lorsque le stigmate n’est pas visible, nous révèle l’ordre social sur lequel repose nos émotions et nos évaluations, qui sont aussi le produit d’une parfaite incorporation des attentes et des allures ordinaires des corps. Gare a ceux dont l’allure est différente !" Samuel LEZE

http://www.museedesconfluences.fr/musee/conferences_colloques/consonances/

pour tout renseignement complémentaire,
contacter Catherine Bodet
tel 04 72 69 99 59

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