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Espace doctorants en danse

Appel à contribution • revue Chimères

•> Date limite : fin avril

Cher(e)s collègues

vous serez peut-etre intéressé-e-s par cet appel à contribution pour un numéro de la revue Chimères consacré au soin, que je conduis.
Les articles sont attendus pour la fin avril.
Le comité de rédaction les examinera courant mai-juin.

Valérie Marange
Philosophe, psychanalyste(et apprentie feldenkrais autorisée à donner des PCM !)

Soigne qui peut/la vie

« Si le mot cure avait la possibilité de parler, nous pourrions nous attendre à ce qu’il nous raconte une histoire, les mots ont cette valeur-ci : ils ont des racines étymologiques, ils ont une histoire comme les êtres humains. Ils ont parfois un combat à mener pour établir et maintenir leur identité. Je crois que cure, en ses racines, signifie care. Vers 1700, il a commencé à dégénérer en devenant un terme remedy, dénommant un traitement médical. C’est ce passage de care à remedy qui m’occupe précisément ici. » RD Winnicott, 1970

« Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu’au fond des choses
Est malheureux »
Serge Gainsbourg

Quand le management se fait toujours plus envahissant,
quand le soin/traitement vise des chaines toujours plus courtes et des tactiques toujours plus adaptatives,
le renouveau de la catégorie du soin/souci (ou care), est un signe d’espoir et peut-être de ralliement.
Si du moins il ne se réduit pas à désigner un espace d’assistance dévalorisé, caritatif ou domestique, auquel seraient assignés certains et surtout certaines..
Pour rendre visibles les moindres gestes d’invention du quotidien qui font que les existences trouvent consistance tenable,
pour exprimer la présence à soi et à l’autre qui seule permet de penser ce que nous faisons sur nos terrains respectifs....
mais aussi en partie pour articuler le plus intime, les communications non-verbales ou pathiques, l’espace du dire vrai dans l’amitié et le rapport à soi,
et le plus public, soit la reconstruction d’un espace commun vivant.

Ce numéro accueillera les expériences cliniques, artistiques, socio-politiques,
ainsi que les tentatives de conceptualisation, permettant de baliser
un champ prospectif du soin-souci comme ouverture éthico-esthétique et éthico-politique.

Champ initié par la rencontre de :

• l’interpellation winnicottienne de la cure et des politiques de santé par un taking care issu des soins primaires materno-infantiles.
• le prendre soin de la psychothérapie institutionnelle et la « fonction soignante diffuse qui engage la responsabilité collective.
• La mise en avant des gestes d’étayage fondamentaux tant par l’économie politique féministe ou écologiste que par la philosophie des « arts de faire », qui les relie au point suivant.
• les esthétiques de l’existence mises en avant par la philosophie contemporaine comme écart vis à vis de la volonté de savoir et de maitrise du vivant.
• Les recherches scientifiques et cliniques sur les problématiques de l’attention, de l’empathie, de la communication sensorielle et affective, qui réhabilitent les données sensibles dans la pratique soignante et dans une écologie mentale globale.

Entre ces différents fils, se tisse la trame d’un espace d’attention opposable à la négligence néolibérale mais aussi peut être à ce que Bateson nomme des erreurs épistémologiques conduisant à des approches chosifiantes voire terrorisantes en matière de santé physique et psychique. Et qui reprend dans de nouveaux termes la tentative guattarienne d’une méta-modélisation des pratiques de soin incluant une dimension esthétique.

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