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Espace doctorants en danse

PERILHON, Cyrielle

Intitulé de la thèse : La « danse classique chinoise » : outil et produit de la propagande intérieure et de la diplomatie culturelle (1949-1966)

Discipline : Histoire culturelle

Directeur de thèse : Françoise Sabban

Université : École des hautes études en sciences sociales (EHESS)
École doctorale : Histoire et Civilisations
Équipe de recherche ou laboratoire : Centre d’Etudes sur la Chine Moderne et Contemporaine (CECMC)

Date de soutenance : 11 décembre 2015


Résumé de thèse :
La danse classique chinoise (dcc) est un concept apparu au début des années 1950, en République Populaire de Chine. La mise en œuvre pratique de cette nouvelle catégorie se fait conjointement à la construction d’une appréhension linéaire de l’histoire de la « danse » « chinoise » où perpétuer consiste à développer par l’innovation. La gestuelle du xiqu, forme spectaculaire synthétique est alors identifiée comme la morphologie finale que la « danse » aurait prise et qu’il s’agit d’extraire. Les expérimentations s’effectuent dans un contexte de construction d’un Etat socialiste pendant la Guerre froide. La dcc a ainsi la double vocation d’être un « langage », national, au service de livrets dont la visée est d’ « éduquer le peuple » et de représenter la Chine sur la scène chorégraphique et diplomatique à l’Est comme à l’Ouest. Certains tendent à appliquer en priorité le mot d’ordre « apprendre de l’expérience avancée » des pays socialistes. C’est le cas au sein de l’Ecole de danse de Beijing, structurée en 1954 avec l’aide d’experts soviétiques. D’autres profitent dès 1955 des premières tensions avec l’URSS et de la politique de coexistence pacifique menée en Asie pour orienter des recherches vers d’autres formes endogènes et exogènes, légitimant leur pratique comme une réponse à l’injonction de construire une forme nationale ou au mot d’ordre « rejeter l’ancien pour créer du nouveau ». Toutes ces pratiques, les œuvres qu’elles produisent et les discours construits pour les légitimer sont ainsi mises en contradiction selon les enjeux politiques intérieurs et extérieurs. Cette étude analyse ainsi les discours produits dans cette conjonction entre propagande nationale et diplomatie culturelle ainsi que l’articulation de ces discours et du contexte dans l’apparition et le devenir des lieux, des œuvres et des acteurs relevant de la dcc.

Mots clefs :
danse classique chinoise, ballet, danse moderne, danses folkloriques, opéra de Pékin, propagande, diplomatie culturelle, République Populaire de Chine, Guerre froide


Notice biographique :
Diplômée du département d’ « Opéra de Pékin » du National Taiwan Junior College of Performing Arts (2004-2006) ; M2 Arts du spectacle (recherche sur l’opéra de Pékin ; 2007) et M2 Etudes culturelles, parcours chinois (recherche sur la danse classique chinoise ; 2010) à l’Université Paul Valery ; Licence danse à Paris 8 (2003).
Etudiante pendant un an au département danse de l’Université de Chengdu (Chine ; 2007-2008).

Contact : cyrielleperilhon@yahoo.fr

[fiche publiée en mars 2016]

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