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Espace doctorants en danse

Appel à contribution • Au nom de l’art, 30 et 31 mai 2011, INHA

Au nom de l’art. Enquête sur le statut ambigu des appellations artistiques de 1945 à nos jours.

Lundi 30 mai – Mardi 31 mai 2011
Université Paris I-Hicsa
à l’INHA
Sous la direction de Katia Schneller et Vanessa Théodoropoulou

•> Date limite de réponse à l’appel : 15 janvier 2011

« Expressionnisme Abstrait », « Pop Art », « Art Minimal », « Art Conceptuel », « Art Corporel », « Land Art », « Néo-dada », « Nouveau Réalisme », « Néo-Expressionnisme », « Young British Artists », « Esthétique relationnelle » … Cette litanie d’étiquettes nous est présentée dans les salles de musée et les manuels d’histoire de l’art contemporain comme les différents « mouvements », qui ordonneraient la création de la deuxième moitié du XXème siècle. En dépit de leur succès dans la vulgate de l’art contemporain, le statut de ces termes reste incertain, voire problématique.
Si les spécialistes s’accordent sur la difficulté qu’ils rencontrent dès qu’il s’agit de les définir, les artistes qu’ils sont sensés regrouper n’hésitent pas à les rejeter, estimant qu’elles réduisent leur travail. Bien que l’historicisation de ces étiquettes semble sous-entendre une reconduction du projet des avant-gardes historiques, leur statut ambigu (style, période, projet esthétique, label ou technique de marketing ?) participe à la mutation profonde à la fois du fonctionnement du système (marché, institution, critique) et de la nature des intentions créatrices.
Parallèlement à l’élaboration de ces étiquettes, un phénomène contigu s’est développé : un grand nombre de configurations (groupes, collectifs, coopératives, entreprises etc.) de l’Internationale situationniste et Fluxus, à Présence Panchounette, Group Material, Superflex, Temporary Services, The Yes Men, Société Réaliste, ou encore etoy.Corporation, sont apparues sur la scène artistique. A l’inverse des étiquettes mentionnées précédemment, leurs noms signalent une identité voire une intention commune, sans nécessairement suggérer l’élaboration d’une nouvelle esthétique. Si ces configurations, en tant qu’identités collectives autodéterminées, semblent s’inscrire dans le legs politique des avant-gardes, elles le redéfinissent radicalement.
Au lieu de s’arrêter au constat de ce double héritage paradoxal du phénomène avant-gardiste nous souhaiterions l’interroger. Quelle réalité recouvre la nature ambigüe des étiquettes de la deuxième moitié du XXe siècle ? Que révèle la prolifération de « collectivités » s’appropriant différents modèles de structuration ? Que cela permet-il de comprendre des relations problématiques existant entre les notions de modernisme et d’avant-garde ? En interrogeant ces différentes appellations, ce colloque se penchera sur les rapports compliqués qu’entretiennent les artistes avec les notions de communauté et de style, autrefois intrinsèquement liées dans le projet des avant-gardes historiques. Il se divisera pour ce faire en deux journées : une première consacrée aux étiquettes, une seconde aux groupes.
Les propositions d’une longueur de 400 mots maximum en français ou en anglais pourront essayer de répondre aux questions suivantes :

• La négation de ces étiquettes est-elle révélatrice du développement d’un individualisme ? Et si oui, comment le comprendre ? Témoignerait-il d’un rejet de la dimension politique de l’avant-garde ?
• Ces étiquettes désignent-elles des périodes, styles ou labels ? Comment peut-on envisager le glissement de l’une de ces fonctions à une autre ?
• Comment une étiquette réussit-elle à s’imposer et supplanter les autres étiquettes concurrentes ?
• Que révèle le choix de soumettre son identité personnelle à une identité commune ? Que peut-on apprendre du fait de revendiquer ou de rejeter un nom générique ?
• Quelles sont les stratégies de communication et de manifestation de ces groupes ? Comment se distinguent-elles par rapport à celles des avant-gardes historiques ?
• Que cela signifie-t-il par rapport au positionnement politique des artistes face au réel ou à l’ordre symbolique dominant ? Quel type d’ordre alternatif cela produirait-il ?
• Comment les groupes redéfinissent-ils la notion d’engagement dans le domaine artistique ?
• Comment ces formations brisent-elles ou élargissent-elles des notions telles que la collectivité, la communauté ou la subjectivité ? Comment les représentent-elles et les mettent-elles en pratique ?

Les propositions devront être envoyées avec un Curriculum Vitae d’une page avant le 15 janvier 2011 à Katia Schneller et Vanessa Théodoropoulou à l’adresse : aunomdelart.lecolloque@gmail.com

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