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Espace doctorants en danse

Appel à contribution • Art et sociabilité au XVIIIe siècle (1715-1815)

23-25 juin 2011, INHA, salle Vasari

•> Date limite de réponse à l’appel : 31 décembre 2010

À la lueur des recherches menées depuis ces vingt dernières années, la notion de sociabilité a fait l’objet d’un débat utile permettant un nouvel examen des changements politiques, sociaux et culturels qui eurent lieu au XVIIIe siècle. Les travaux de Daniel Roche, Dena Goodman, Daniel Gordon, Antoine Lilti, entre autres, ont démontré que la sociabilité est un concept fécond et commun aux différentes disciplines que sont la sociologie, la philosophie et l’anthropologie. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédie a défini le terme de la sorte : « La sociabilité est cette disposition qui nous porte à faire aux hommes tout le bien qui peut dépendre de nous, à concilier notre bonheur avec celui des autres, & à subordonner toujours notre avantage particulier, à l’avantage commun & général » (Louis de Jaucourt, « Sociabilité », Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers…, Paris, Briasson, 1751-1765, t. XV, p. 251). Ainsi, la notion est présentée comme un concept abstrait qui rend compte du désir de voir chaque homme participer activement à la vie de la société. Elle est liée, à l’époque, de manière complexe, à la notion de commerce, pratique sociale qui définit tous les modes de communication et d’échanges réciproques. La sphère publique émergente, composée de lieux comme les académies, les salons littéraires ou bien les loges maçonniques, a constitué la scène sur laquelle se sont joués de tels échanges. La publication de Thomas Crow, Painters and Public Life in Eighteenth-Century Paris, a incité les historiens de l’art à comprendre le rôle des artistes dans la sphère publique. Les études qui en ont découlé ont alors favorisé une approche monographique s’intéressant à la reconstruction de l’histoire d’un artiste, d’un salonnier(e) ou d’un collectionneur, mais elles ont fait abstraction du rôle que les œuvres d’art ont joué dans les systèmes plus larges d’échanges et de pratiques sociales.

Ce colloque a pour but d’analyser la sociabilité dans le monde artistique du XVIIIe siècle à travers le prisme des pratiques sociales. En examinant les pratiques sociales des artistes, des amateurs, des critiques, des salonniers, etc., nous tenterons de comprendre les échanges sociaux et les réseaux formés non seulement par le commerce des objets matériels à travers l’étude des collections, du marché de l’art et des expositions, mais aussi par le commerce des idées à travers l’étude des écrits sur l’art et de l’art de la conversation. Ainsi, on peut s’interroger sur le rôle qu’ont joué les pratiques sociales au sein de la sphère publique dans l’évolution de la production artistique et des échanges matériels, économiques et verbaux.
Le colloque aura lieu à l’Institut national d’Histoire de l’art, salle Vasari, à Paris, les 23-24-25 juin 2011. Nous souhaitons ouvrir ce colloque aux différentes disciplines issues des sciences humaines : histoire de l’art, histoire, anthropologie, philosophie, littérature et sociologie puisqu’il s’agit de confronter les différentes approches de ces disciplines pour traiter notre sujet et explorer les relations qu’elles entretiennent les unes avec les autres.

Comité d’organisation :
• Jessica L. Fripp, doctorante, University of Michigan, Ann Arbor
• Amandine Gorse, doctorante, Université Paris Ouest Nanterre la Défense
• Nathalie Manceau, Docteur, ATER, Cemerra - Université de Provence
• Nina Struckmeyer, doctorante, Institut für Geschichte und Kunstgeschichte, Technische Universität, Berlin

Les propositions de communication d’une page maximum ainsi qu’un CV en français ou en anglais doivent parvenir à l’adresse suivante avant le 31 décembre 2010 : colloque.sociabilite@gmail.com

Comité scientifique :
• Laura Auricchio, Assistant Professor, Parsons The New School of Design, New York
• Basile Baudez, Maître de conférence, Université de Paris IV-Paris-Sorbonne
• Andreas Beyer, Professeur, Directeur du Centre allemand d’histoire de l’art, Paris
• Mechthild Fend, Lecturer, University College London, Londres
• Guillaume Glorieux, Professeur, Université de Rennes 2 - Haute Bretagne
• Charlotte Guichard, Chargée de recherche, CNRS, Université Lille-3
• Melissa Hyde, Associate Professor, University of Florida, Gainesville
• Étienne Jollet, Professeur, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
• Mark Ledbury, Power Professor of Art History and Visual Culture and Director of the Power Institute, University of Sydney (à partir de 2011)
• Anne Lafont, Maître de conférence, Université Paris Est Marne-la-Vallée
• Gaëtane Maës, Maître de conférences, Université Charles de Gaulle Lille-3
• Anne-Marie Mercier-Faivre, Professeur, Université Lumière Lyon 2
• France Nerlich, Maître de conférences, Université François Rabelais, Tours
• Dominique Poulot, Professeur, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
• Sophie Raux, Maître de conférences, Université Charles de Gaulle Lille-3
• Susan L. Siegfried, Professor, University of Michigan, Ann Arbor
• Mickaël Szanto, Maître de Conférences, Université de Paris IV-Paris-Sorbonne

Mots clés : sociabilité, salons, critique d’art, théorie de l’art, marché de l’art, espace publique, espace privé, musique, théâtre.

Lieu : Institut national d’histoire de l’art, Paris
Date limite de candidature : 31 décembre 2010
Contact : colloque.sociabilite@gmail.com

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