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Espace doctorants en danse

Mattia Scarpulla • Identifications étrangères. Une analyse des chorégraphies Ce dont nous sommes fait et Incarnat de Lia Rodrigues, et Sécheresse et Pluie et Requiem d’Ea Sola, 27 avril 2010, Université de Nice Sophia-Antipolis

Université de Nice Sophia-Antipolis
Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines
Ecole Doctorale « Lettres, Sciences Humaines et Sociales »

Soutenance de thèse 27 avril 2010
Salle de Conseil, 14h-18h
Campus Carlone, 98, Boulevard Edouard Herriot, Nice

Doctorat Arts : Danse

Mattia Scarpulla

« Identifications étrangères. Une analyse des chorégraphies Ce dont nous sommes fait et Incarnat de Lia Rodrigues, et Sécheresse et Pluie et Requiem d’Ea Sola »

Thèse dirigée par Marina Nordera
et codirigée par Michel Guérin et Alessandro Pontremoli

Jury :
• Ramsay Burt, Professor of Dance History, Faculty of Humanities, De Montfort University, Leicester UK
• Susan Leigh Foster, Distinguished Professor, Department of World Arts and Cultures, UCLA
• Michel Guérin, Professeur en Esthétique et Sciences de l’Art, UFR LACS, Université de Provence Aix-Marseille 1, membre de l’Institut universitaire de France
• Marina Nordera, Professeure en Danse, UFR LASH, Université de Nice Sophia-Antipolis
• Alessandro Pontremoli, Professore in danza, UFR Scienze della Formazione, Università degli studi di Torino

Résumé

Les chorégraphies de Lia Rodrigues et d’Ea Sola soulèvent des discours politiques et identitaires. Ce dont nous sommes faits (2001) et Incarnat (2005) de Lia Rodrigues représentent le rapport de la compagnie à l’état-nation brésilien, et plus particulièrement à ses jeunesses et à la société de la favela. Des corps nus concentrent l’attention du spectateur sur leur
chair, sur une organicité en modification au-delà d’une identité humaine. Des corps habillés comme dans la vie quotidienne introduisent des actes de douleur et des images médiatiques violentes. Sécheresse et Pluie (1995) et Requiem (2000) d’Ea Sola racontent la relation de la chorégraphe avec la mémoire du Vietnam, sa terre natale. Des corps âgés, des sonorités ‘traditionnelles’, des corps désarticulés, des conflits légendaires, sont des traces de deuil poétiques sur une histoire d’un état-nation construite selon les conventions occidentales. Ea Sola joue avec ses identités françaises et vietnamiennes, déconstruit et mêle des identités scéniques.
Le chercheur observe le phénomène culturel dansé et le décrit. Comment une théorie prend-elle forme ? pourquoi ? Au travers de ces quatre chorégraphies, le chercheur compose une autocritique de l’analyse épistémologique, entrecroisant ses propres identités sociales, il ouvre ses recherches sur son passé culturel et intime, sur d’autres univers chorégraphiques, et sur des théories politiques et esthétiques, et se confronte ainsi aux dérivées ethnocentriques de la théorie en danse.
Des figurations de l’étranger surgissent sur scène, dans des corps qui modifient continuellement leur image humaine, mythique, animale et organique. Dans l’analyse, l’étranger est ici entendu comme immigré, comme intrus, être déviant. Des « identifications étrangères » naissent comme élément d’un processus théorique pour aborder les figurations de l’autre en danse, obligeant aussi à déplacer le regard du chercheur.

Mots-clefs

Danse, corps, Ea Sola, Lia Rodrigues, mémoire, traces, expérience, processus d’identification, étranger, norme et déviance, théories post-colonialistes, violence, ‘jeunesse cool’

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