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Espace doctorants en danse

7 novembre 2008 • Programme

9h - 9h30 Accueil des participants – palier ouest, niveau 1

9h30 - 12h : Axe de discussion 1 : La méthodologie des entretiens
Répondante : Betty Lefevre - Professeur des Universités, CETAPS, Université de Rouen

Chaque jeune chercheur est amené à rencontrer des spécialistes travaillant sur son objet d’étude. Comment les aborder et les amener à dialoguer sur leur savoir ? Le doctorant peut aussi mener un travail d’enquête auprès des protagonistes de la danse. Comment faire émerger les bonnes questions permettant de construire l’objet de recherche ? Poser les bonnes questions ne s’improvise pas et les techniques existantes sont multiples. Comment en prendre connaissance, les apprendre ? lesquelles choisir et selon quels critères ?

9h30 : Odissi : danse pour les dieux, culte pour les hommes, par Ananda Ceballos , doctorante en Philosophie à l’Université du Pays Basque

Dans ma thèse je postule l’existence dans la mise en scène de la danse odissi d’une ambivalence entre ses dimensions religieuses et laïques. Ceci traduit à mon sens l’ambivalence même sur laquelle se serait construite l’odissi au début du 20ème siècle. En confrontant les enquêtes menées entre 2006 et 2008 auprès de professionnels, spécialistes, et promoteurs de l’odissi, aussi bien en France qu’en Orissa (Inde), ma problématique méthodologique réside dans la façon d’interroger mes interlocuteurs autour de l’apparente ambivalence entre les dimensions religieuse et laïque de leur art. Il s’avère donc difficile de saisir la dimension singulière qui amène chaque danseur/se à interpréter différemment le sens de sa pratique artistique.

10h15 : Interroger sa propre subjectivité, par Barbara Curda , doctorante en anthropologie de la danse, Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand 2

Lorsque la chercheuse est elle-même protagoniste de la pratique artistique investiguée, se pose la question de son implication. Nous interrogeons la possibilité d’incorporer à l’analyse un travail d’introspection, mené au départ afin d’interroger la proximité à la matière de la chercheuse et de mobiliser son expérience personnelle.

11h - 11h15 Pause Café

11h15 : L’entretien : une méthode de production discursive pour étudier la danse, par Davia Benedetti , doctorante en anthropologie à l’Université de Corse, UMR 6240 LISA

L’entretien est une démarche interactive adaptée à l’étude de la danse. Il produit un discours se référant aux pratiques de celle ci ou/et un discours sur les représentations qui y sont liées.
Le type de dialogue doit rester maîtrisé par une méthodologie adaptée. Il exige du chercheur qui serait aussi un acteur social du terrain qu’il prospecte, une prise de recul et un détachement de ses représentations.

12h - 13h : Dialogue

La danse comme objet philosophique et anthropologique, par Anne Cazemajou , doctorante en anthropologie de la danse – Equipe 3 de l’EA PAEDI, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand 2 et Paule Gioffredi , doctorante en philosophie - Créart-phi – Université de Paris-X, Nanterre

Dans ce dialogue nous nous proposons de confronter et d’interroger deux démarches épistémologiques, l’une anthropologique et l’autre phénoménologique. Nous questionnerons plus précisément le passage de l’expérience singulière à son investissement dans un discours scientifique.

13h – 14h15 : Pause Déjeuner au Foyer des danseurs, niveau 1

14h15 – 14h45 : Bilan des Ateliers Doctorants - danse

14h45 – 17h15 : Axe de discussion 2 : L’analyse du processus de création
Répondante : Julie Perrin - maître de conférence en danse, Université Paris VIII

D’un point de vue méthodologique, la question porte sur la relation entre le chercheur et les protagonistes de l’événement dansé analysé. La création est à entendre aussi bien dans un contexte artistique que dans un contexte social. Comment le chercheur doit-il aborder le procès d’engendrement d’une danse ou d’une activité dansée ? Comment déterminer et caractériser les constituants de ce processus ? Quelle est la place du chercheur à l’égard du processus de création et comment en rendre compte ?

14h45 : L’observation sociologique comme mode de compréhension de la socialité du processus de création en danse contemporaine, par Chloé Charliac , doctorante en sociologie à l’Université Paris 5-Sorbonne, Centre d’Etude sur l’Actuel et le Quotidien

Il s’agira au cours de cette présentation d’aborder d’un point de vue méthodologique l’acte d’observation du processus de création chorégraphique de style contemporain dans le cadre d’une recherche en sociologie. Cela nous conduira à nous interroger sur la place qu’occupe le chercheur au sein de son terrain d’étude ainsi que sur la manière dont il doit la « négocier » avec les différents membres de la compagnie.

15h30 : Pour une approche réflexive, par Cristelle Khoury ,doctorante en anthropologie de la danse, Equipe 3 de l’EA PAEDI, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand 2

En voulant aborder la dimension « interculturelle » déployée lors du processus de création en danse contemporaine, le chercheur est confronté aux limites de l’implication de son propre bagage culturel et de son expérience corporelle dans la façon d’observer et d’analyser le processus de création mis à l’œuvre. Une approche réflexive qui consiste à réfléchir sur sa propre réflexion semble être alors indispensable. Sur le plan méthodologique, en quoi cette approche a-t-elle éclairé l’analyse que je construisais du processus de création mis à l’œuvre par le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui ?

16h15 – 16h30 : Pause

16h30 : Structures artistiques et activités chorégraphiques : le problème de la catégorisation, par Stéphanie Mirouse ,doctorante en STAPS / sociologie à l’Université de Toulouse, Laboratoire « Sports, Organisations, Identités »

Réalisée dans le cadre d’un travail de doctorat portant sur la mise en œuvre d’une « politique publique danse », cette communication a pour objectif d’interroger les catégories et les outils mobilisables par le sociologue afin de décrire le plus finement possible les différentes structures chorégraphiques.

Organisateurs
Sur une proposition et avec le soutien de Claire Rousier, directrice du DDCC (département du développement de la culture chorégraphique) du CND :
• Anne Cazemajou, doctorante en anthropologie de la danse, Equipe 3 de l’EA PAEDI, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand 2.
• Paule Gioffredi, doctorante en philosophie, Créart-phi – Université de Paris-X, Nanterre
• Sylviane Pagès, doctorante en danse, EDESTA - Université de Paris-VIII, Saint-Denis
• Mattia Scarpulla, doctorant en danse, Musicologie - RITM, Université de Nice – Turin, chercheur en résidence au CND

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