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Espace doctorants en danse

GODFROY, Alice

Intitulé de la thèse : Ecrire, danser : prendre corps et langue. Etude pour une dansité de l’écriture poétique.

Disciplines : Littérature comparée

Directeur de thèse : Michèle Finck

Universités : Université de Strasbourg
École doctorale : Ecole doctorale des Humanités
Équipe de recherche ou laboratoire : EA 1337 « Configurations littéraires »

Date de soutenance : 27 avril 2013


Résumé de thèse - en français : Cette étude s’affronte à des poètes qui ne parlent pas spécifiquement de la danse. Elle parcourt les œuvres d’Henri Michaux, de Paul Celan, d’André du Bouchet et de Bernard Noël pour entendre sous le silence thématique de la danse la quête d’une forme de convergence plus élémentaire. D’un pli en deçà des mots qui s’opère à la genèse des gestes expressifs et convie danseurs et poètes à une même expérience du corps interne, de ses sentis infra-motiles et de ses inchoations de mouvement. De là naît un nouvel horizon comparatiste qui rend possible une autre façon de lire la poésie. Car un poème certes ne danse pas, mais il est porté par une certaine dansité qui renvoie au mouvement corporel qui le sous-tend et qui mobilise la motricité du lecteur. Cette trajectoire de l’infra nous déporte aux racines de tout acte créateur et nous permet d’envisager une poétique des arts à partir de l’expérience chorégraphique. Une réévaluation esthétique qui s’ente sur le savoir-sentir du corps dansant et fonde le concept de dansité en lui construisant un abécédaire (des ressources motrices communes aux actes de danser et d’écrire) et une grammaire (des principaux rythmes qui ressourcent le mouvement).

Mots-clés : Correspondance des arts, danse et littérature, poésie du XXème siècle, Henri Michaux, Paul Celan, André du Bouchet, Bernard Noël, phénoménologie du corps, esthétique comparée, articulation pratique et théorie, danse contemporaine, improvisation.

Résumé de thèse - en anglais : This study meets poets who don’t properly write about dance. Immersing ourselves in the works of Henri Michaux, Paul Celan, André du Bouchet and Bernard Noël, we try to perceive beneath the thematic silence of dance, the quest for a more elementary form of convergence. This quest is also a confluence out of which expressive gestures are born, before words are formulated ; soulful movements which invite dancers and poets to enjoy a common experience of the inner body, its infra-motile stirrings, its inchoate motion. This gives rise to a new comparatist horizon, paving the way for a different experience of reading poetry. For a poem indeed does not dance, but is supported by a certain « dansité » -dancity-, which alludes to the corporeal movement underlying the poem and which appeals to the reader’s own motricity. Following this trajectory at the limbo and origin before movement happens, transports us to the root origin of every act of creation, and enables us to envision a poetics for the arts, one which would have the choreographic experience at its core. Grafted onto the dancing body’s know-how-to-feel, this aesthetic reevaluation provides the foundation for the concept of « dansité » by giving it an A-B-C : motor resources that are common to the twin acts of dancing and writing ; and a syntax : the one that rules the main rhythm which fuel movement.

Contact : alicegodfroy@hotmail.com

[fiche mise à jour en décembre 2013]

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