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Espace doctorants en danse

MAURMAYR, Bianca

Intitulé de la thèse : Les échanges culturels en danse entre Venise et Paris (1637-1728). Étude sur les origines franco-italiennes de la « Belle Dance  ».

Disciplines : Arts, Histoire de la danse

Directeur de thèse : Marina Nordera

Université : Université de Nice Sophia Antipolis
École doctorale : École doctorale LSHS – Lettres, Sciences Humaines et Sociales
Équipe de recherche ou laboratoire : CTEL, axe 4

Année d’inscription en thèse : 2012/2013


Résumé de thèse : Ma recherche doctorale se propose d’interroger la catégorie de « danse baroque », communément identifiée avec la production de danse française promue par Louis XIV et l’Académie Royale de Danse au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, qui de la France se diffusa en Europe au XVIIIe siècle. Plus précisément, je cherche à problématiser la spécificité de la si-dite « danse baroque » au seul territoire français, au travers l’étude des échanges culturels entre Paris et Venise dans la culture de la danse théâtrale et sociale de l’époque, dans une période comprise entre 1637 (année de la représentation du premier dramma per musica vénitien, Andromeda) et 1728 (année de publication du Trattato del ballo nobile, ou témoignage de la première théorisation/traduction italienne de la danse noble française).
Pour pouvoir effectuer un travail philologique sur les origines de la technique de danse française du XVIIe siècle, ou belle dance, il est conseillé de recourir à la danse italienne du XVIe siècle, dont la technique avait été importée par les maîtres à danser italiens actifs en France. Une analyse spécifique des processus migratoires des artistes italiens au cours du XVIIe siècle et de leur rôle dans la constitution de la belle dance permettrait alors de retracer l’influence du milieu italianisant de la cour de France durant les XVIIe-XVIIIe siècles, et de détacher le style de la belle dance d’une tradition unitaire, consolidée et nationale, vers un contexte complexe, d’échange culturel. Pour ce faire, il s’agira de recourir à une analyse comparative des traités scéniques, traités en danse ou manuels d’éducation du corps, des lexèmes partagés entre la langue française et celle italienne de part le phénomène de l’emprunt, ainsi que des livrets des représentations scéniques vénitiennes et françaises et des indices corporels qu’ils contiennent.
Sans vouloir en aucun cas rejeter l’importance de la Belle Dance française sur l’horizon culturel européen, le projet s’insère dans l’ensemble d’études qui cherche à établir quelles furent « les propagation extrêmes de la tradition chorégraphique italienne du XVIIe siècle » (Mòllica : 2000) et à retracer les contours d’une éventuelle tradition baroque, trop étroitement réduite au rôle centralisateur de la France.

Contact : bianca.maurmayr@gmail.com

[fiche publiée en décembre 2015]

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