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Espace doctorants en danse

14 juin 2014 • Dynamiques des corps. Atelier à thématique ouverte & labo du corps, programme

Atelier des doctorants

14 juin 2014

Nous avons le plaisir de vous inviter à participer au dernier atelier de la saison 2013/2014. C’est un atelier à thématique libre, laissant libre choix aux intervenants de proposer leur vision personnelle et singulière du corps en danse. L’intérêt est méthodologique : nous traiterons la question du « corps » à la croisée de différentes approches transdisciplinaires et angles d’attaque pour construire des nouvelles pistes de réflexion.

La journée se déroulera en deux temps : un premier temps, le Labo du corps, sera dédié à un travail pratique de la matière corporelle, grâce à un laboratoire mené par Alessandra Sini ; un deuxième temps, l’Atelier, sera dédié à des questionnements plus théoriques. Roland Huesca, Professeur en esthétique à l’université de Lorraine, et Elena Bertuzzi, choréologue et ethnographe, accompagneront cette journée.

L’inscription au Labo du corps et à l’Atelier est obligatoire avant la date limite du 12 juin 2014.


PROGRAMME

9h00-13h00 / Studio 7, 2e étage

9h00
Accueil des participants

9h15
Introduction de la journée

9h30-13h00
Ce Labo du corps prendra la forme d’une séance de trois heures et demie de travail en studio au Centre national de la danse et s’organisera selon les propositions de la chorégraphe et chercheuse en danse Alessandra Sini, entre un temps de réflexion théorique et une mise en corps pratique.

Le Labo du corps est ouvert prioritairement aux intervenants et aux participants à l’Atelier du 14 juin et - dans la limite des places disponibles (20 au total) — doctorants et chercheurs en danse, indépendamment de leur niveau de pratique (professionnels ou amateurs). Il est conseillé d’apporter une tenue confortable pour danser.

13h00-14h30 / Salle de réception, 4 e étage

Pause repas

14h30-18h30 / Salle de projection, 3e étage

L’Atelier « Dynamiques des corps. Atelier à thématique ouverte » réunit ici trois jeunes chercheurs d’horizons différents, apportant leur propre recherche sur le corps. Cette liberté thématique a été choisie en vue de l’échange fructueux entre les nouvelles générations de chercheurs en danse et la construction de nouveaux axes de réflexion.

14h30
Discussion ouverte : le Labo du corps et l’expérience pratique, en dialogue avec Elena Bertuzzi.

15h00-15h45
« L’œuvre, ses temporalités, ses contextes », intervention du Professeur Roland Huesca.

15h45-16h15
Discussion

16h15-16h30
Pause

16h30-17h00
Evelyne Clavier, doctorante en arts à l’université de Lorraine et de Genève : « Dynamiques de la chute de Samuel Beckett à Dominique Dupuy et Maguy Marin ».

Tomber et se relever sont des actes fondateurs de la dramaturgie beckettienne. Ces Fall and Recovery, théorisés par Doris Humphrey, intéressent la danse. Il s’agira d’analyser chez les chorégraphes Dominique Dupuy et Maguy Marin ces chutes et relèvements dans une dimension à la fois kinésique et symbolique.

17h00-17h30
Axelle Locatelli, doctorante en danse à l’université Paris 8 : « Le travail choreutique dans les chœurs de mouvement développés par la “ mouvance labanienne ”. Eléments d’analyse à partir de l’étude d’Erwachen d’Albrecht Knust ».

Dans l’Allemagne des années 1920, Rudolf von Laban et ses collaborateurs font de la théorie de l’harmonie de l’espace conçue par Laban à cette même période le matériau de base de leurs pratiques de danse chorale. Directions, oppositions, labilité, complémentarité... Il s’agira ici d’amorcer une analyse des gestes individuels et collectifs qu’un chœur de mouvement Laban fabrique en s’appuyant sur ce travail choreutique.

17h30-18h00
Léa Dehni, étudiante en Master 1 à l’université Paris 13, UFR des sciences de la communication : « La transmission des enjeux de l’écologie en danse contemporaine ».

Les enjeux environnementaux actuels soulèvent la question de l’efficacité de leur médiation. L’art est de plus en plus reconnu dans les possibilités pédagogiques qu’il offre pour sensibiliser à ces enjeux. Qu’en est-il du domaine de la danse, en particulier contemporaine ? Cette étude a pour but de montrer en quoi la danse contemporaine peut constituer un terrain idéal de sensibilisation aux enjeux de l’écologie, à travers les thématiques abordées ou encore les matériaux utilisés. La présentation justifiera le choix de l’enquête ethnographique comme méthode de travail et celui de la Briqueterie, Centre de Développement Chorégraphique du Val-de-Marne, comme terrain d’enquête. Elle sera également l’occasion d’interroger le lien existant entre la danse et la nature, ainsi que la notion de transmission du point de vue des acteurs.

18h00-18h30
Discussion - Conclusion de la journée


RÉPONDANT

Roland Huesca, Professeur d’esthétique, est membre du Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales à l’université de Lorraine. Après une courte carrière artistique (finaliste du concours international de Nyon en 1985 en tant que danseur et chorégraphe, bourse d’aide à la création en 1991...) il a soutenu une thèse sur les Ballets russes à l’université de Strasbourg. Dans une perspective culturaliste, ses recherches et ses enseignements portent sur l’histoire et l’esthétique du corps, du spectacle vivant et plus particulièrement de la danse. Son idée ? Pister les formes et découvrir les usages pour, du même geste, tenter de comprendre Pourquoi (et comment) ce qui est, est. Directeur du département Arts de l’université de Lorraine, il est membre actif de plusieurs CA dans les domaines de l’art et de la recherche (l’Association pour le développement de l’histoire culturelle présidée par Pascal Ory, le CCN-Ballet de Lorraine...). Directeur de collection aux éditions Jean-Michel Place à Paris, il s’intéresse aux modes d’existence de la vie des œuvres. Parmi ses publications on peut noter : Triomphes et scandales, la belle époque des ballets russes, Paris, Hermann, coll. Savoir sur l’art, 2001 ; L’écriture du (spectacle) vivant : approche historique et esthétique, Strasbourg, Le Portique, 2010 ; Danse, Art et Modernité : au mépris des usages, Paris, PUF, coll. Lignes d’art, 2012 ; avec O. Goetz (dir.), Chefs-d’œuvre !/ ?, Paris, Les nouvelles éditions Jean-Michel Place, 2013 ; à paraître, La danse des orifices. Études sur la nudité, Paris, Les nouvelles éditions Jean-Michel Place, 2014.

INTERVENANTS

Elena Bertuzzi, chorégraphe et choréologue, a étudié la danse en Italie, en France et aux États-Unis parallèlement à des études en Sciences politiques à l’université de Turin. Diplômée au CNSMD de Paris en analyse et transcription du mouvement – système Laban et en Master 2 Recherche en ethnologie générale et ethnomusicologie à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Depuis 1996, elle enseigne l’analyse du mouvement, la cinétographie Laban à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense et à l’université Pascal Blaise de Clermont-Ferrand, ainsi que l’ethnologie de la danse depuis 2008. À partir des années 1980, elle participe comme interprète, chorégraphe à plusieurs créations, en Italie et en France. En 1988, elle est primée au concours du Festival d’Orléans. Elle a transcrit en partition et reconstruit nombreuses œuvres de répertoire. Elle mène des projets pédagogiques concernant l’utilisation de la notation Laban dans l’enseignement de la danse auprès de différents publics. Elle utilise la notation dans le champ de la recherche ethnographique en danse dans des contextes aussi bien traditionnels que contemporains. Passionnée de cinéma documentaire et formée à l’École pratique en hautes études avec Jean Rouch et Anne Comolli, elle a réalisé de nombreuses vidéos de danse. Elle est actuellement inscrite en thèse en ethnologie générale sur les problématiques de genre à Mayotte observées par le prisme de la danse. Elle est directrice artistique de l’association Les Piémontés.

Alessandra Sini (voir Équipe)


L’ÉQUIPE DES DOCTORANTS ORGANISATRICE DES ATELIERS

Une équipe collégiale et bénévole de doctorants initie et encadre la partie scientifique des ateliers. Elle est constituée pour la saison 2013/2014 de :

Beatrice Boldrin – Actuellement ATER à l’université Paris 5 et doctorante sous la direction de Michela Marzano. Après une licence en Lettres modernes et histoire de l’art à l’Université Ca’ Foscari de Venise, elle a continué ses études à l’université Paris 3 avec un master en Littérature générale et comparée. Elle a ensuite travaillé pour les bureaux de presse des secteurs Danse et Cinéma de la Biennale de Venise. Depuis 2011, elle est intervenue à plusieurs journées d’études et elle a co-organisé des séminaires, ateliers et colloques (« Corps et vulnérabilité » à Paris 5 ; les Ateliers des doctorants en danse du CND ; les ateliers des doctorants de l’École doctorale 180). Dans sa recherche, Beatrice Boldrin réfléchit sur certains modèles contemporains de « féminité » en utilisant comme cas d’étude l’analyse des cours de danse orientale aujourd’hui à Paris. Son regard se focalise sur les représentations contemporaines du féminin qui émergent de la pratique de cette danse.

Laurie Brunot - Doctorante en arts et médias à l’université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle (Institut de Recherche en Etudes Théâtrales) sous la direction de Josette Féral, et à l’université Lille 3 (Centre d’Etude des Arts Contemporains) sous la codirection de Philippe Guisgand. Diplômée d’un Master de recherche en études théâtrales à l’université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, au cours duquel elle a effectué un échange international avec l’université du Québec à Montréal (École Supérieure de Théâtre) et New York University (Tisch School of the Arts), Laurie Brunot poursuit dans le cadre de sa thèse des travaux de recherche sur les interactions du corps et des outils technologiques sur les scènes contemporaines. Son intérêt se concentre plus particulièrement sur les états de corps et de présence du danseur contemporain lorsque celui-ci est amené à dialoguer avec les effets visuels et sonores. Depuis 2011, elle effectue plusieurs interventions lors de colloques et journées d’études en France et a rédigé plusieurs articles autour de ces thématiques.

Alessandra Sini est doctorante en danse à l’université de Nice Sophia Antipolis sous la direction de Marina Nordera. Elle est danseuse, enseignante et chorégraphe. Diplômée à l’Académie nationale de danse de Rome, elle obtient sa maîtrise en Arts et Sciences du spectacle à l’université « La Sapienza » à Rome, avec une thèse sur la danse italienne contemporaine. Son projet de recherche actuel met en œuvre une approche de recherche novatrice sur l’histoire de la danse et sur la performativité et l’esthétique des arts contemporains. Le regard se focalise sur le corps et sur ses transformations dans la recherche chorégraphique italienne récente (1995/2010), en articulant une méthodologie qui croise la pratique artistique et le champ théorique au travers des outils transdisciplinaires. Elle fait partie du Centre transdisciplinaire d’épistémologie de la littérature et des arts vivants (CTEL) de l’université de Nice Sophia Antipolis, des associations « Core » et « Duncan 3.0 » pour la diffusion de la culture de la danse contemporaine en Italie, du réseau didactique « Scuolaroma », de l’association des chercheurs « Airdanza » et elle s’occupe des activités de spectacle de la compagnie « Sistemi dinamici altamente instabili ».

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