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Espace doctorants en danse

Jérémy Damian • Intériorités / Sensations / Consciences du Contact Improvisation et du Body-Mind Centering, avril 2014

Mardi 8 avril 2014 à 14h30

Amphithéâtre de la MSH-Alpes (Tram B ou C, arrêt bibliothèque universitaire)
EMC²- LSG

Jérémy DAMIAN soutiendra publiquement sa thèse de doctorat en Sociologie :

INTERIORITES / SENSATIONS / CONSCIENCES
du Contact Improvisation et du Body-Mind Centering
Sociologie des expérimentations somatiques

devant un jury composé de :

  • Mme Vinciane DESPRET
    Chef de travaux, Université de Liège, METHEOR (Co-encadrante)
  • M. Florent GAUDEZ
    Professeur, Université de Grenoble, EMC2
  • Mme Isabelle GINOT
    Professeure, Université Paris 8, Analyse des Discours et des Pratiques en Danse (Discutante)
  • M. Antoine HENNION
    Directeur de recherche, École Nationale Supérieure des Mines de Paris, CSI (rapporteur)
  • M. Michael HOUSEMAN
    Directeur d’études, École Pratique des Hautes Études, CEMAF (rapporteur)
  • Mme Isabelle STENGERS
    Professeure, Université Libre de Bruxelles, PHI (Discutante)

Jérémy DAMIAN
Doctorant en Sociologie
Université Pierre-Mendès-France
Laboratoire de Sociologie de Grenoble
EMC2-LSG (UPMF-Grenoble 2 - EA 1967)
Emotion-Médiation-Culture-Connaissance
http://sociologie.upmf-grenoble.fr/EMC2


Résumé :
Je considère deux pratiques « somatiques » nées dans le même contexte culturel des années 70 aux États-Unis, l’une héritière de la postmodern dance — le Contact Improvisation —, l’autre s’inscrivant dans le champ émergeant de l’Éducation Somatique — le Body-Mind Centering. Je m’intéresse à elles en tant qu’elles expérimentent des discours, des pratiques et des savoirs sur les rapports entre le corps et l’esprit, ou encore la « conscience corporelle ».
À la croisée de l’anthropologie somatique et de la sociologie des sciences, l’enquête porte sur des expériences qui questionnent l’évidence de notre conception « moderne » de l’« intériorité », réduite à sa part mentale, et qui contestent le partage selon lequel tout ce qui se manifeste « à la surface » du corps est une affaire publique tandis que tout ce qui s’y passe « en profondeur » est une affaire privée. Elle suit des praticiens qui font de leur « intériorité » un lieu de pratique et d’apprentissage, presque un lieu d’intervention publique, en construisant des sensations à la fois intérieures et publiques. Ces pratiques instaurent la possibilité de se rendre sensible à des « entités intérieures » (internal material) qui comptent comme autant de ressources pour danser, improviser, composer et, plus largement, sentir, se relier et connaître. Cette recherche documente ce travail de « mise en culture des sens intérieurs » (Luhrmann) par lequel d’autres « versions » (Despret) de l’« intériorité », de la « sensation » et de la « conscience » se mettent à exister, à compter et à guider ceux qui apprennent à les cultiver.

Au final, cette thèse ne fait rien de plus que de poser la question « qui danse ? », en s’obligeant toutefois à donner suffisamment d’épaisseur spéculative à cette interrogation pour que l’enquête puisse témoigner du nombre et de la variété de ceux que la réponse

Mots-clés : anthropologie, Body-Mind Centering, conscience, Contact Improvisation, danse, éducation somatique, esprit, expérience, pratique, sensation, sociologie

Summary :
This inquiry considers two different somatic practices coming from the same cultural context : 70’s in United States. One emerged whithinPostmodern dance experimentations — Contact Improvisation —, the other belongs to the “somatics” field (Hanna) — Body-Mind Centering.
Both practices experiment discourses, knowledge and experiences on the binding of body and mind. The inquiry aims to document the ways practitioners, thanks to their inner sensations and specific training of their attention, allow their “interiority” to transform into a place for practicing and learning, or even into a public space.
I intend to describe these practises as practices enhancing an « inner sense cultivation » (Luhrmann) revealing the opportunity for what we normally call « interiority », « sensation » or « body consciousness » to exist in other « versions » (Despret).
Somehow, it just points out a recurrent question : “who does the dancing ?”. And it brings another one : How could we force ourselves to detail our answers so that these new ‘versions’ might start to vividly enter the dance ?

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