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Espace doctorants en danse

7-8 mars 2014 • Quels corps pour quelles scènes ? Le corps sur la scène et hors de la scène, programme

Atelier des doctorants

7 & 8 mars 2014

PROGRAMME

Vendredi 7 mars 2014

14h-18h30
Salle de projection, 3e étage

14h
Accueil des participants

14h15
Introduction des journées

14h15-14h45
Aline Laignel : « Le corps jazz, un territoire métissé »

Quels processus méthodologiques sont opérants pour analyser ces corps jazz héritiers de techniques et de pratiques multiples ? Techniques et pratiques qui s’enchevêtrent, se superposent, se répondent, se contredisent parfois. S’agit-il de processus d’assimilation, de transferts, de mutations ? Sommes-nous aussi en présence de stratégies de contournement, de reniement de certains gestes ? Contourner les catégories en partant de tendances esthétiques, de gestes types qui se retrouveraient d’une époque à l’autre est une des premières pistes de réflexion ; pour saisir la pluralité de la danse jazz, non dans un but de définition mais dans un but d’analyse de sa réception et de sa poétique.

14h45-15h15
Evelyne Clavier : « Corps et handicaps sur scène »

Depuis plus d’une trentaine d’années, la scène chorégraphique française donne à voir ce qu’auparavant elle ne montrait pas : des corps autres à travers des corps handicapés, des corps d’ailleurs longtemps dissimulés et mis à l’écart par la société car ils ne correspondaient pas à la norme. Quels sont les enjeux esthétiques, éthiques et politiques de la présence sur scène de danseurs mis en situation de handicap et de danseurs handicapés ?

15h15-15h45
Discussion

15h45-16h15
Introduction à la notion de geste dansé : Christine Roquet « Du corps au geste »

16h15
Pause

16h30-17h00
Julie Gothuey : « Hors cadre ? À la limite ! Le corps en devenir dans la création de Josef Nadj »

Parmi les créations récentes de Josef Nadj, Paso Doble (2006), Les Corbeaux (2009) et Ozoon (2013) révèlent des usages du corps singuliers. À la fois matière et instrument, plastique et plasticien, le corps de Nadj investit différents espaces, de la nature au plateau en passant par la feuille de papier. Il s’agit ici d’étudier dans sa relation aux territoires dans lesquels il s’immerge et qu’il fait émerger. Entre présence et devenir (argile, pinceau ou animal), ce « corps de danse » s’inscrit dans une réflexion plus large sur le dialogue entre théâtralité et performativité.

17h00-17h30
Valentina Morales Valdés : « Des approches pour une esthétique de la danse de Pina Bausch »

Le débat sur l’appartenance de l’œuvre de Pina Bausch à la danse ou au théâtre est un point commun dans la plupart des discours autour de la chorégraphe. Toutefois, peut-on traduire avec pertinence le terme « Tanztheater » en considérant les particularités de son projet esthétique ? Quels sont les critères de regard pour établir ces catégories ? Être debout, marcher, regarder, toucher, inspirer, expirer, parler, enlacer, étreindre, embrasser... Ne s’agit-il pas aussi d’un point de départ pour danser ? Dans cette contribution, j’exposerai quelques approches pour une étude de la danse de Pina Bausch, à partir du geste et des corporéités dansantes.

17h30-18h
Discussion

18h-18h30
Conclusion de la journée


Samedi 8 mars 2014

9h30-13h30
Studio 8, 2 e étage

Labo du corps « Le corps en jeu entre théorie et pratique »

Le labo s’organise selon les propositions de la chorégraphe Alessandra Sini, entre un temps de réflexion théorique partagé avec Claire Buisson et une mise en corps pratique.

13h30-14h30
Salle de réception, 4 e étage
Pause repas

14h30-17h30
Salle de projection, 3e étage

Discussion

Une discussion ouverte axée sur la question de la performativité des corps sur la scène et hors de la scène nous donne l’opportunité d’échanger en toute liberté pensées et questionnements pas encore aboutis avec le but de créer un lien entre l’atelier théorique et la pratique dansée du labo du corps de façon à faire dialoguer les deux moments et les deux dimensions de l’atelier.
Cette discussion est introduite et alimentée par une intervention de Claudia Triozzi à propos de son activité performative où l’espace de représentation, les modes d’interprétation propres au danseur et les notions mêmes de spectacle font l’objet d’une perpétuelle remise en question.


RÉPONDANTS & INTERVENANTS

Claire Buisson développe un parcours chorégraphique à travers la recherche théorique et performative. Sa démarche porte sur la corporalité, comme réalité quotidienne, sociale, poétique et performative. En 2009, elle crée dolce punto (D_P), une plateforme d’artistes et de recherche performative sur la corporalité. Elle a construit son parcours en danse par des workshops auprès de chorégraphes (Susan Buirge-Fondation Royaumont ; SNDO-Amsterdam ; Myriam Gourfink-CND Pantin ; Meg Stuart-Ponterosa Tanz Festival ; Carlo Locatelli-Micadanses Paris ; Benoit Lachambre-Atelier de Paris Carolyn Carlson). Depuis 2010, elle suit également une formation en Ashtanga Yoga et Pranayama auprès de Cécile Barra au CEFTY-Paris. Elle a étudié à l’université de Roehampton à Londres (Master of Dance Anthropology) et a ensuite réalisé un doctorat en Arts, mention Danse, sous la direction de Marina Nordera à l’université de Nice Sophia Antipolis. Elle enseigne dans différents contextes (formation au DE - CESMD Toulouse Midi-Pyrénées ; formation Extensions - CDC Toulouse ; laboratoire CORPO 10 - Rome, Turin, Tuscania, Naples). Depuis 2009, elle enseigne au sein du Parcours Danse de l’université de Lille 3, où elle est depuis 2012 responsable du Master Parcours Danse.

Marina Nordera est professeur en danse et membre du Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la Littérature et des Arts vivants (CTEL EA 6307) à l’université de Nice Sophia Antipolis. Après une carrière artistique, elle a obtenu un doctorat en Histoire et Civilisation à l’Institut Universitaire Européen de Florence avec une thèse sur danse et genre à l’époque moderne. Sa recherche et son enseignement portent sur l’histoire du corps et de la danse, en particulier à l’époque moderne et sur les méthodologies de la recherche en arts vivants. Elle a dirigé le Centre de recherche sur l’interprétation des textes en musique et dans les arts du spectacle (RITM EA 3158) de 2009 à 2011, elle est actuellement responsable de la Section Danse et du parcours Études en danse du Master Théories et Pratiques des Arts vivants. Parmi ses publications : avec Susanne Franco, Dance Discourses (Routledge, 2007) et Ricordanze. Memoria in movimento e coreografie della storia (UTET Università, 2010) ; avec Roxane Martin, Les arts de la scène à l’épreuve de l’histoire (Honoré Champion, 2011). Elle est membre fondateur de l’association italienne des chercheurs en danse AIRDanza et de l’aCD (Association des Chercheurs en Danse).

Christine Roquet est maître de conférences au Département Danse de l’université Paris 8 Vincennes-St. Denis, responsable de la Licence Art du spectacle chorégraphique puis responsable du département Danse (2011-2013). Elle est membre de l’équipe de recherche EA1572 « Esthétique et création musicale, musicologie » dirigée par J.P. Olive. Elle se consacre à l’enseignement et à la recherche en danse depuis le vaste domaine de « l’analyse du mouvement ». Son domaine de prédilection est celui de l’exploration du champ complexe de l’interaction (intercorporéité). À la lisière entre théorie et pratique, l’approche systémique du geste expressif, initiée par Hubert Godard, est fondamentalement transdisciplinaire. Cette mise en travail du regard porté sur les œuvres et/ou sur les pratiques se double d’une recherche sur l’histoire, sur les fondements épistémologiques et sur les enjeux politiques de l’analyse du mouvement en France. Parmi ses publications : Fattoumi-Lamoureux, danser l’entre l’autre (Séguier, 2009) ; « De l’analyse du mouvement à l’approche systémique du geste expressif », DVD (Seminario internacional corpo cénico : linguagens o pedagogias, UNIRIO, 2011) ; « Méditations sur le porter », in Mobiles 2 (L’Harmattan, 2010) ; « Debout » et « Porter » in Glon M., Launay I., Histoires de gestes (Actes Sud, 2012).

Alessandra Sini (voir Équipe)

Claudia Triozzi commence ses études de danse classique et contemporaine en Italie et s’installe à Paris en 1985. Parallèlement à son travail d’interprète (avec Odile Duboc, Georges Appaix, François Verret, Alain Buffard, Xavier Leroy et Xavier Boussiron), elle crée ses propres pièces dans lesquelles elle développe aussi bien la direction de la mise en scène que l’interprétation. Son travail de recherche et de réflexion se fonde sur une transmission où l’expérience du faire, du partage et l’engagement à l’autre fait preuve de pensée ouvrant des espaces de subjectivité et de remise en œuvre du temps. Elle produit des spectacles iconoclastes, des tableaux vivants, dont la danse ne sort jamais indemne car il s’agit toujours pour elle de mettre à l’épreuve les présupposés du spectacle chorégraphique. En mars 2011, invitée par le Musée de la Danse à Rennes, elle entame un nouveau projet intitulé « Pour une thèse vivante », dans lequel elle livre sa réflexion sur l’écriture d’artiste. Son travail se développe aussi bien sur scène qu’au travers de vidéos ou installations, exposées dans les musées ou des galeries. Elle développe une pédagogie liée à son propre travail en intervenant dans différentes écoles d’art en France et à l’étranger. En 2011, elle reçoit la bourse d’aide à la recherche et au patrimoine en danse mise en place par le CND (Pantin) et une bourse de recherche à l’Akademie Schloss Solitude à Stuttgart. Claudia Triozzi est artiste associée au Centre national de danse contemporaine d’Angers de 2011 à 2013. Claudia Triozzi sera présente le 7 et le 8 mars

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