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Espace doctorants en danse

Colloque • 1913 cent ans après : enchantement, désenchantement, 8-15 juillet 2013, Cerisy-la-Salle

1913 cent ans après : enchantement, désenchantement

Du 8 au 15 juillet 2013, Cerisy-la-Salle

Centre culturel international de Cérisy, Cerisy-la-Salle (Manche)

La dernière décade de Pontigny avant la Grande Guerre (en septembre 1913) s’intitulait "La Grande Espérance". Les découvertes scientifiques et leurs applications techniques avaient renouvelé la vie quotidienne et l’organisation sociale ; l’extraordinaire floraison cette année-là d’œuvres littéraires, philosophiques et artistiques semblait justifier une telle "espérance". Un prodigieux laboratoire de formes nouvelles se met en place. Il suffit de rappeler Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, Jean Barois de Martin du Gard, Du côté de chez Swann de Proust, Stèles de Segalen, Alcools d’Apollinaire, La Prose du transsibérien et de la petite Jeanne de France de Cendrars. Des expositions majeures (Der Sturm à Berlin, l’Armory Show aux Etats-Unis) bouleversent le champ artistique. Différents groupes, parfois rivaux, témoignent de l’effervescence générale : futurisme italien, expressionnisme allemand, imagisme et vorticisme à Londres, acméisme russe, cubisme et simultanéisme à Paris. Tandis que Debussy, Fauré, Ravel composent des œuvres majeures, éclate Le Sacre du printemps de Stravinsky. Ce ballet pousse à son paroxysme la "vie", valeur dominante tant dans la philosophie de Nietzsche que dans celle de Bergson. L’opposition entre les héritiers du positivisme et la réaction spiritualiste demeure active en 1913. C’est aussi la dernière année de la domination occidentale incontestée sur le monde. Comment penser aujourd’hui les enjeux intellectuels et politiques du début du XXe siècle ?

Il ne s’agit pas d’étudier systématiquement les différents arts européens : cela a été fait dans un ouvrage fondateur : L’année 1913. Les formes esthétiques de l’œuvre d’art à la veille de la Première Guerre mondiale, dirigé par Liliane Brion-Guerry. Il s’agit désormais d’évaluer les apports de 1913 et les enseignements que nous pouvons, cent ans après, tirer de cette ultime floraison avant la catastrophe. En quoi les questions posées et les œuvres réalisées en 1913 ont-elles fécondé le XXe siècle ? Qu’est-ce qui a été perdu à cause des violences extrêmes de ce siècle ? Certains aspects de la vie intellectuelle et artistique de 1913 peuvent-ils nous aider à mieux comprendre 2013 et à ouvrir des voies nouvelles ?

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