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Espace doctorants en danse

8 mars 2013 • Le corps et l’image : danse, iconographie et cinéma, programme

Cycle « Corps et danse »

Danse, iconographie et cinéma

Centre national de la danse, Pantin
Vendredi 8 mars 2013, 9h15-17h

Dans l’art de la danse, il paraît habituel de considérer le corps comme unité de mesure de la réalité.

La notion de corps est bien sûr très vaste ; analysable de plusieurs points de vue, elle ouvre à une pluralité de perspectives.

L’Atelier des doctorants en danse propose cette année un cycle de rencontres dédiées au corps en relation avec la scène, une réflexion sur l’instrument « corps » que la danse partage avec d’autres disciplines, en questionnant ses relations avec la scène. Nous souhaitons interroger le corps en tant qu’instrument créatif et aborder ses évolutions à travers le temps, des scènes de danses de cour aux performances contemporaines (sur et hors de l’espace scénique).

Le cycle de rencontres se décline sur trois Ateliers :

1- Le corps, la danse et le théâtre. (30 novembre 2012)
2- Le corps et l’image. (8 mars 2013)
3- Le corps sur la scène et hors de la scène. (Juin 2013)


PROGRAMME PRÉVISIONNEL

Cet atelier se déroulera en présence de Michelle Debat, professeur des universités, Responsable du Master Photographie et art contemporain, directrice du département Photographie, à l’université Paris 8.

9h15
Accueil des participants

9h45
Introduction de la journée

10h00
Margarita Poulakou, doctorante en Danse, université de Nice Sophia Antipolis :
« L’image de la femme espagnole dans les scènes parisiennes du début du XIXe siècle ».

Au début du XIXe siècle les danses de caractère évoluent et deviennent très célèbres. Le style espagnol est un de plus intéressants et domine les scènes parisiennes. Le but de cette représentation est de composer le « portrait », l’image de la femme espagnole qui émerge par la production scénique et ensuite la questionner. Quelles sont les caractéristiques corporelles des danses espagnoles ? De quelle façon leur mise en scène est faite ? Quelle relation entre les danses nationales et les danses scéniques ? L’image de la femme espagnole devient-elle identitaire ? Quelles significations peut-on donner ?

10h30
Guillaume Sintes, doctorant en danse, université Paris 8 :
« Serge Lifar et le cinéma : pour une filmothèque de la danse ».

Serge Lifar conçoit le projet d’une filmothèque de la danse. Intégrée dans un projet global d’institut chorégraphique, la filmothèque pensée par Lifar pose le cadre et les contours d’un outil qui rappelleront pour partie les missions de « conservation, de mise en valeur et de réalisation de documents filmés ayant trait à l’expression chorégraphique au sens large » de la Cinémathèque de la danse qui ne verra le jour qu’une quarantaine d’années plus tard, en 1982. Le projet lifarien dépassant la seule dimension patrimoniale et de conservation des œuvres chorégraphiques, nous aborderons les enjeux politiques et stratégiques pressentis par Serge Lifar pour l’essor de l’art chorégraphique via le cinéma.

11h00
Discussion

11h15
Pause

11h30
Marion Carrot, doctorante en Études cinématographiques, université Paris 8 :
« Dance for camera, media dance, vidéodanse, film de danse... : élaboration des spécificités d’un genre ».

Ce qu’on appelle majoritairement « vidéodanse » est un genre protéiforme, auquel beaucoup de films en lien avec l’art vidéo disent appartenir aujourd’hui. Mais depuis quand peut-on affirmer que ce genre existe en tant que tel ? Autrement dit : quels critères choisir pour le définir ? En adoptant une approche diachronique, il s’agit ici d’analyser les diverses occurrences des mises en scène de la danse qui, depuis les premières vues animées, ont permis l’émergence, selon une logique de porosité et d’hybridation, de spécificités cinématographiques.

12h00
Sophie Walon, doctorante en Études cinématographiques, ENS Paris :
« Création de corporéités dans les vidéo-danses expérimentales : une tentative de résistance aux processus socio-politiques de normalisation des corps ».

Certaines vidéodanses expérimentales bouleversent la notion traditionnelle de corps et subvertissent ses représentations conventionnelles en façonnant des « corporéités » étranges grâce à la combinaison du langage chorégraphique et des techniques cinématographiques. Les corporéités qui résultent de ce travail hybride ne sont pas seulement des créations esthétiques originales, elles cristallisent aussi des problématiques philosophiques et politiques en résistant aux processus sociaux, économiques, et politiques de standardisation des corps.

12h30
Discussion

12h45
Déjeuner

14h00
Nicola Rebeschini, doctorant en études cinématographiques et théâtrales, université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, Paris :
« Quelques observations à propos d’une danse visuelle, voire filmique, à partir du travail de Meg Stuart ».

Est-il possible de remarquer aujourd’hui le surgissement d’un geste dansé qui semblerait s’inspirer particulièrement de l’image mouvante voire, plus profondément, de la sensibilité et de l’imaginaire cinématographique en relation avec celui de l’art contemporain ? Quel pourrait-être le dispositif performatif et environnemental de ce geste imago-sensoriel ? Les interrogations et réflexions porteront sur le spectacle The Fault Lines et notamment sur le processus de création chorégraphique multidisciplinaire de Meg Stuart. Cette œuvre, créée en collaboration avec Philipp Gehmacher et Vladimir Miller en 2011, semble porter clairement les formes changeantes d’une corporéité visuelle diffractée.

14h30
Anne Pellus, doctorante en Arts du spectacle, université Toulouse 2 - Le Mirail :
« “Les images lucioles” dans Salves de la Compagnie Maguy Marin : au croisement du cinéma, de la danse et du politique ».

Parce qu’elles substituent au geste dansé une « danse d’images », les dernières créations de la Compagnie Maguy Marin – Salves, Faces, Nocturnes - nous invitent à réfléchir à la porosité de la danse aux arts plastiques et au cinéma dans les œuvres chorégraphiques. Dans Salves (2010), nous verrons comment la modélisation cinématographique travaille en profondeur le langage chorégraphique et participe de l’invention d’un dispositif critique de la représentation où les danseurs-lucioles, surgis de l’obscurité, forment une constellation de corps résistants, de corps sous-exposés en marge du régime de surexposition de la « société du spectacle ».

15h00-15h15
Discussion

15h15-15h30
Pause

15h30
Sheherazade Zambrano, doctorante en danse, université Lille 3 :
« L’image dans le processus de création en danse : méthode, support de création et élément d’intervention ».

À partir d’une expérience créative, je parlerai du rôle de l’image dans le processus créatif en danse : d’abord comme appui de méthode, ensuite comme support de création et finalement comme l’élément d’intervention. Comment l’image devient un dispositif de résistance, un outil d’existence face à l’espace et au temps ? Une enquête qui passe par une expérimentation des relations entre la chair, le mouvement, l’espace et la technologie.

16h00-16h30
Discussion

17h00
Conclusion de la journée


PARTICIPATION AUX ATELIERS

Réservation obligatoire
01 41 83 98 98
reservation@cnd.fr
Du lundi au vendredi de 10h à 19h.

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