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Espace doctorants en danse

8 mars 2013 • Le corps et l’image : danse, iconographie et cinéma, appel à contribution

Cycle « Corps et danse »

Atelier thématique - Appel à contribution

8 mars 2013

•> Date limite de réponse à l’appel : 6 février 2013


Introduction générale sur les ateliers thématiques - saison 2012/2013

Dans l’art de la danse, il paraît habituel de considérer le corps comme unité de mesure de la réalité.
La notion de corps est bien sûr très vaste ; analysable de plusieurs points de vue, elle ouvre à une pluralité de perspectives. Nous souhaitons interroger le corps en tant qu’instrument de création et aborder ses évolutions à travers le temps, des scènes de danses de cour aux performances contemporaines (sur et hors de l’espace scénique). En se référant à l’idée de « corporéité » amenée par Michel Bernard, à l’idée de corps comme lieu du mouvement, décrite par Laurence Louppe, et en tenant compte des développements de la phénoménologie et des frontières de la philosophie actuelle, nous voulons nous concentrer sur ce corps qui est un territoire émotif, social, à la fois historique et politique. Le corps est un endroit multiple, une zone vaste à explorer tant comme objet de recherche (agissant et accomplissant lui-même l’action de recherche) que comme sujet singulier.

Le corps n’est pas une donnée permanente et transhistorique. Il est un corps se vivant comme expérience ; expérience de soi, des autres, du temps, de l’espace et du mouvement. C’est le corps, avec sa présence, qui crée l’espace. Il devient un créateur de nouvelles coordonnées spatiales et oblige aussi l’autre à une mutation de perception. Le corps du danseur, perpétuellement ancré dans un certain présent, peut être défini comme étant actuel, créateur d’action et d’interaction.

Dans la perspective de la recherche en danse, le corps reflète notre mode contemporain de (nous) percevoir (dans) le monde. De ce fait, comment la qualité du corps et sa perception ont-elles évolué au sein des différents courants chorégraphiques ? Quels corps « fabrique » le chorégraphe au sein de la création et qu’en résulte-t-il dans la lecture critique de l’œuvre chorégraphique ?

Nous proposons une réflexion sur l’instrument « corps » que la danse partage avec d’autres disciplines, en questionnant ses relations avec la scène. Comment les différentes disciplines appréhendent le corps et son mouvement sur scène ? A quelles difficultés méthodologique le chercheur qui veut s’emparer de l’objet danse doit-il faire face ? Quelles relations entretient-il avec ce qui relève du discours théorique et de l’approche pratique de la danse ?

Afin d’aborder ces problématiques et ces questionnements méthodologiques, l’Atelier des doctorants en danse propose un cycle d’ateliers dédiés au corps dansant en relation avec la scène. Ces réflexions restent ouvertes et se nourriront de contributions portant sur des pratiques hétérogènes tant du point de vue chronologique que culturel et disciplinaire.

Le cycle de rencontres se décline sur trois Ateliers :

  1. Le corps, la danse et le théâtre. Frontières, postures et croisements.
    (30 novembre 2012)
  2. Le corps et l’image : danse, iconographie et cinéma.
    (8 mars 2013)
  3. Le corps sur la scène et hors de la scène.
    (Juin – date à déterminer)

APPEL A CONTRIBUTION

Atelier #2

Le corps et l’image : danse, iconographie et cinéma.

•> Date limite de réponse à l’appel : 6 février 2013

Nous avons le plaisir de vous inviter à participer au deuxième atelier thématique de la saison 2012/2013 à l’occasion duquel nous vous proposons de réfléchir ensemble à la question du corps et de l’image - volontairement envisagée dans son acception la plus large - à l’entrecroisement de la danse, de l’iconographie et du cinéma.

Nous vous suggérons ci-dessous quelques pistes de réflexion :

1) Du point de vue de l’analyse méthodologique

  • Existe-t-il des outils méthodologiques spécifiques permettant de manière pertinente d’appréhender la danse dans sa relation à l’image ? Comment analyser le corps dansant en regard de l’image et inversement ?
  • À partir de quels leviers d’analyse, le chercheur peut-il identifier les différentes interactions entre l’image et la scène chorégraphique ? De même, au sein de ces nouvelles configurations, quels moyens pour repenser les liens entre corps, danse et image ?
  • En quoi l’analyse de la richesse des documents iconographiques de la danse permet-elle de proposer une relecture d’une période de l’Histoire de la danse et de proposer ainsi de nouvelles perspectives pour aborder l’analyse de la Danse ?
  • Dans quelle mesure le point de vue du chorégraphe permet-il d’éclairer l’analyse de la relation entre danse et image dans l’acte de création ?
  • Quelle peut être la nature de l’approche méthodologique permettant de questionner et analyser ces nouvelles formes de chorégraphie (« corps et graphie ») ?

2) L’image comme support de création

  • Du point de vue du processus de création : quelles postures le chorégraphe et/ ou le danseur engage(nt)-il(s) entre le corps dansant et l’image ? Quelle place occupe la création ou l’utilisation de l’image dans le processus chorégraphique ? Quelles nouvelles « corporéités » l’image peut-elle engendrer par son avènement même ?
  • La question de la source de l’image constitue un enjeu à aborder à travers différentes perspectives. Pour exemple, la source peut être entendue comme origine de l’image, ou comme point de départ de projections sur le plateau induisant supports et outils techniques, technologiques, etc.
  • Quels peuvent être les différents supports et formes de l’image projetée et quelles en sont les conséquences dans les dialogues entrepris entre l’image et le corps ? Nous pourrons ici aborder la question de l’image générée par le corps en mouvement, notamment dans les processus chorégraphiques incluant les nouvelles technologies visuelles. Dans quelle mesure peut-on dire que le corps crée ou devient l’image (lorsqu’il se fond à elle ou devient une image superposable à une autre, une image support de projection, etc.) ?

3) Le corps donné à voir

  • Comment qualifier les relations qui se tissent entre corps, danse et image, dans lesquelles chaque médium semble redéfinir ses cadres et ses contours ? Comment analyser les hybridités qui naissent de ces relations ?
  • Comment le corps est-il donné à voir au spectateur par ou à travers l’image sur scène ? Quels réseaux de dialogues ou d’interactions peuvent advenir entre l’image et le corps scénique dans le temps et l’espace de la représentation ?
  • En quoi la mise en jeu des procédés visuels peut-elle être révélatrice des intentions du chorégraphe quant à son engagement artistique ? Comment celui-ci s’appuie-t-il sur ces outils pour développer son art dans d’autres perspectives et propos ?
  • Quel est le statut du corps par rapport à l’image et inversement ? Comment le corps crée-t-il l’image ? Quels différents types d’interactions peuvent émerger ?
  • En quoi ces jeux de métissage entre corps vivants et corps virtuels sur scène pourraient-ils transformer le regard du spectateur, tant sur l’image du corps dansant que sur ses attentes concernant le spectacle vivant ?

4) Corps dansant, iconographie et cinéma

  • Comment analyser les illustrations du corps dansant, accompagnant la diffusion des spectacles chorégraphiques ? En quoi celles-ci permettent-elles de mettre en lumière des tensions et paradoxes éventuels ?
  • Quelles relations peut-on identifier au cours du XXe siècle entre danse et cinéma ? Quels ont été les croisements de ces deux pratiques artistiques ? En quoi se sont-elles mutuellement nourries ? Quelles ont été les incidences sur l’image du corps donnée à voir ?
  • Quelles sont les formes actuelles de ces liens entre danse et cinéma ? Ces deux arts servent-ils des intérêts communs, inhérents aux engagements des artistes ? Ou sont-ils plutôt envisagés comme des outils complémentaires au sein du travail de création ?
  • Comment peut-on analyser le foisonnement actuel de créations cinématographiques rendant hommage à la danse et à ses acteurs ? Comment les choix techniques et artistiques de l’art cinématographique donnent à voir le corps dansant ? Quelles sont les incidences sur la réception d’un spectacle vivant, proposé sous le filtre de la caméra ?

Ces pistes de réflexion sont des suggestions. Elles restent ouvertes à toute autre proposition et ne sont limitées par aucune frontière chronologique, géographique et culturelle.

Nous vous rappelons que ces ateliers, organisés depuis mai 2007, sont proposés aux doctorants disséminés au sein de différentes universités et dans des disciplines très variées. Ils permettent, dans une atmosphère d’échange et de collaboration, de débattre des difficultés méthodologiques rencontrées dans le travail de thèse.

Il ne s’agit en aucun cas d’un colloque. Les présentations sont avant tout des questionnements et non des communications abouties. Il nous semble particulièrement nécessaire d’insister sur cet aspect de work in progress pour cet atelier, où nous vous invitons à venir participer à notre réflexion commune en abordant vos doutes, vos difficultés, autour de votre corpus et de vos sources. Les échanges seront encadrés par des chercheurs confirmés, présents pour enrichir et orienter la discussion.

Tous les jeunes chercheurs ayant la danse comme objet de recherche sont donc invités à répondre à cet appel, quelle que soit leur discipline.

Nous vous proposons deux formats d’intervention :

  • Intervention individuelle de 15 à 20 minutes autour d’une question méthodologique + temps de discussion avec un répondant invité.
  • Dialogue : entre deux doctorants (ou plus) autour d’un objet de recherche commun, mettant face à face des méthodologies de recherche différentes pour les interroger. 30 à 45 minutes + temps de discussion avec un répondant invité.

Nous encourageons les dialogues interdisciplinaires autour des questions proposées !

Merci de nous faire parvenir vos propositions d’intervention, sous la forme d’un résumé de 2500 signes maximum, au plus tard le 6 février 2013, uniquement à l’adresse suivante : doctorantsendanse@gmail.com

Votre proposition doit impérativement être accompagnée des précisions suivantes :
Nom, Prénom
Discipline
Sujet de thèse
Université/Laboratoire ou équipe
Année de thèse

  • Documents joints
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