`
Espace notateurs

Session 2015 (présentations en janvier/février 2017)

Présentation de travaux de recherche et de notation
Aide à la recherche et au patrimoine en danse 2015

Programme complet sur http://www.cnd.fr/exposes_2017

Présentations spécifiques de travaux de notation, ou incluant des travaux de notation

26 janvier 2017

Éclats (1975) de Françoise Dupuy – carnet pédagogique, sources pour une danse à venir, par Isabelle Dufau et Laurence Saboye
Dans un désir de transmission large, ce carnet présente la matière chorégraphique de la danseuse, chorégraphe et pédagogue Françoise Dupuy, figure essentielle de la danse moderne française. À partir de son œuvre emblématique Éclats, créée en 1975, il apporte des outils de réflexion et d’analyse pour l’enseignement, la création ou la recherche, reliant toujours pratique et théorie. L’héritage rythmique d’Émile Jaques-Dalcroze, la pensée d’Isadora Duncan sur la relation danse-musique, l’utilisation des tambours à main révèlent la singularité d’une œuvre et d’un langage dont l’approche permet d’interroger ces éléments qui ont présidé à l’élaboration de la danse moderne : la respiration, le pas, la frappe, la pulsation, la tension et la détente, le cercle, la diagonale, la spirale...

23 février 2017

Four Elements (1990) & Canto Ostinato (2015), deux pièces de Lucinda Childs, par Fabien Monrose
Réalisées en notation Benesh, ces partitions de deux chorégraphies de Lucinda Childs Four Elements (1990) pour huit danseurs, remontée en 2014 avec la Rambert Dance Company, et Canto Ostinato (2015), création pour quatre danseurs de la compagnie Introdans exposent la singularité de la composition de la chorégraphe américaine, ses partis pris radicaux quant à l’espace et au temps, ainsi que le jeu combinatoire des différentes structures de ses chorégraphies Lucinda Childs réalisant elle-même des partitions où le mouvement lui-même n’est jamais représenté. Chacune comporte, en introduction, une forme de glossaire stylistique.

Nata Lux (2000) : un trio de Bernard Glandier (extrait), par Romain Panassié
Réalisée en notation Benesh, cette partition chorégraphique portant sur les quinze premières minutes de Nata Lux, trio féminin chorégraphié par Bernard Glandier en 2000, prolonge un travail de réalisation d’un recueil de notes et de documents annexes (textes, vidéos...). Jouant des contrastes et nuances entre différentes qualités de mouvement, la pièce déploie une certaine qualité de présence qui conjugue simplicité, écoute et juste degré de tonicité. De sorte qu’un chant intérieur soutienne l’interprétation de chaque danseur.

Almasty (2015), chorégraphie de Myriam Gourfink, par Amandine Bajou
Ce projet de notation de la chorégraphie de Myriam Gourfink, Almasty (2015), met à jour l’extrême finesse d’exécution et la grande précision requises auprès de ses interprètes la chorégraphe recourant elle même aux outils conceptuels de la notation Laban pour élaborer, pour chacune de ses pièces, une partition de départ faite de contraintes spatiales et gestuelles, partition définissant geste par geste une succession de chemins à investir corporellement. Ce faisant, la notation d’une telle pièce propose des solutions aux problématiques notationnelles sous-jacentes – notamment quant à l’extrême lenteur d’évolution des danseurs et quant au jeu subtil des glissements de poids d’un appui à l’autre dans le travail de sol.

Écrire le cirque comme une partition, par Katrin Wolf
Ce projet propose de créer un outil de transcription spécifique aux techniques du cirque en développant la notation Benesh. Il s’agit, pour commencer, de noter des numéros du spectacle de fin d’études de la 27e promotion au Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne en faisant ressortir les composantes et les caractéristiques significatives de certaines pratiques : propulsion et voltige, relations artiste-objet, utilisation verticale de l’espace, évolution en ascension et en descente de figures statiques et dynamiques, figures de force, enroulés et lâchés, manipulation d’objets.